Projet « Maternité »

RAPPEL

En 1999, soit un an après la création de l’Association BANI, nous avons reçu de la part de la délégation de la Santé (à titre d’information) un document audio-visuel et une brochure concernant la mortalité maternelle et infantile au Maroc suite aux complications pré ou post natales.

On y apprend entre autres que près de 3000 femmes décèdent annuellement au Maroc suite à ces complications, soit une femme qui meurt suite à des complications pré ou post natales toutes les 3 heures.  Des chiffres alarmants, d’autant plus que notre région  ne compte pas moins de 80 % de ruraux avec un taux tout aussi élevé d’analphabètes chez les femmes, et qui plus est, avec  une couverture sanitaire inefficaces, peu appropriée et considérée du reste comme étant parmi les plus basses du pays.

Au début, nous avons commencé  par rassembler les données concernant les établissements sanitaires ruraux de la province, pour comprendre cette dynamique et l’ampleur du problème au niveau de la province de Tiznit, et voir éventuellement ce que l’on pourrait faire en partenariat avec la santé publique dans ce domaine.

Nous avons ainsi dressé un premier bilan de la situation dans les communes rurales limitrophes à Tiznit [El Maâder, Aglou , Sahel, Bounnaâmane, et Sidi Bouabdelli.

Ce qui a servi de trame d’action au programme proposé, que nous avons présentées au bureau exécutif de l’Association pour en assurer le suivi.

Dr. Abdellah AKCHOUCH (Premier vice président de l’Association) a présenté nos premières conclusions, lors d’une rencontre avec les membres de « Gynécologie  Sans Frontières » (GSF) rencontrés lors d’un congrès médical en France.

D’autre part, l’effort du département de la santé publique n’a pas été en reste pour nous faciliter la tache : Aussi, le programme des priorités sociales dit programme BAJ ( piloté respectivement par le ministère de la santé, de la solidarité nationale et des départements affiliés à d’autres ministères) a permis durant les années 1996-2000 de créer 2 hôpitaux locaux et d’équiper 12 centres de santé communaux (CSC) en modules d’accouchement, parallèlement à l’affectation de six sages-femmes et de 10 médecins supplémentaires dans les communes rurales de la province dont une bonne part de médecins femmes.

Projet de partenariat avec « Gynécologie Sans Frontières »

GSF1

A l’issue des premiers contacts avec GSF, et compte tenu de ces nouveaux éléments (Amélioration de la qualité de l’équipement, renforcement des ressources humaines) nous avons convenu d’une visite exploratoire avec une équipe de médecins spécialistes de GSF pour le début  de l’année 2001 afin d’évaluer les besoins en matière d’équipement, personnel, et moyens de soutien dans le cadre d’un programme pilote qui devrait intégrer les éléments de la dispersion de l’habitat, le niveau d’enclavement des régions montagneuses et les particularités socio-culturelles de chaque région.

La visite de l’équipe GSF  a eu lieu du 9 au 15 Avril 2001. Elle nous a permis d’évaluer les besoins et de confronter les points de vue des uns et des autres, en se basant sur les données de 20 établissements sanitaires de la province, selon les spécificités de chaque établissement (Hôpital local, centre de santé communal avec module d’accouchement (M.A), CSC, dispensaire rural (D.R).

La visite du Dr. Zouhir LAHNA (membre de l’équipe) au début du mois de Juin 2001, nous a permis de mettre sur place un réseau de soutien à la santé maternelle et infantile (SMI) axé sur six centres de santé de référence autour desquels graviteraient toute une structure de centres de soins

PROGRAMME DE SOUTIEN AUX SERVICES

DE PROTECTION MATERNELLE ET INFANTILE (PMI)

LES CENTRES PILOTES ETUDIES

Le choix de ces centres de référence est fonction des facteurs suivants :

  • La facilité d’accès au centre par les établissements sanitaires annexes : (routes praticables, moyens de transports disponible, réseau de communication, … )
  • Personnel (établissement sous la direction d’un médecin, personnel féminin : accoucheuses, infirmières…)
  • L’activité du centre en matière de SMI (accouchements réalisés, consultations prénatales, … )
  • L’existence d’une dynamique associative: associations locales actives, clubs féminins, coopératives,…
  • La disponibilité d’une ambulance (secteur public, propriété communale ou gestion associative,…).
  • Niveau de couverture satisfaisante en réseau téléphonique GSM, Possibilité d’extension, …(couverture large)

Ces éléments associés à des facteurs humains et physiques, nous ont poussé à sélectionner pour une première phase de réalisation six établissements sanitaires dont quatre hôpitaux locaux (H.L) : Lakhsass, Tafraout, Anzi, Sidi Ifni, et deux centres de santé communaux avec module d’accouchement  (CSCA) à  Mirleft et Tioughza)

Ces centres de santé devaient disposer de moyens de communication et de transport  permettant l’intervention rapide en cas d’urgence dans divers points de relais annexés au centre principal : Le réseau sera piloté par le médecin chef du service maternité de l’hôpital provincial de Tiznit.

Aussi, un module de formation continue au profit du personnel médical et paramédical affecté à la protection maternelle et infantile est prévu dans ce sens.

voir rapport : « SAVE THE MOTHERS PROJECT »

voir rapport BANI « Pour une maternité sans risques »

Projet BUS SMI

Un projet en gestation concernant une unité mobile de PMI en milieu rural vient à point nommé pour se greffer au projet « SAVE THE MOTHERS PROJECT », et pourrait être d’une extrême utilité pour les régions rurales de la province de Tiznit.

Les 6 établissements sanitaires proposés comme centres du réseau d’assistance maternelle doivent convenir à la démarche « BUS – SMI » en ambulatoire en matière de conseil, prévention, mais aussi en matière de soutien à la formation du personnel.

En matière de formation, une formation de base devrait être assurée au service maternité à Tiznit (sous la direction du médecin chef du service), puis une formation transitoire en Hôpital, puis transfert de compétence vers le rural; ou les accoucheuses doivent être capables de prendre des décisions à temps sans assistance médicale permanente.

Aussi, il s’agissait en premier lieu, de définir avec les associations locales, les modalités d’application des démarches préconisées dans ce sens, dont découlera un partage des responsabilités de gestion des moyens de communication et de transport aboutissant à des conventions précises, tout en définissant dans une approche plus large le rôle des communes et du conseil provincial et des autres intervenants, afin d’assurer une meilleure pérennité au système.

 

 

 

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